Abonnez-vous aux 
Articles
Commentaires

 

Il y a tellement de faits qu’on voudrait oublier,
et qui malgré tout nous hantent sans cesse,
inopportunément, comme des flèches empoisonnées.
D’autres qui sont resté gravés dans notre mémoire
ont fini par nous ramener à une inertie obscène.
Par ailleurs, on veut tristement fuire,
ou on a fuit, ces traces
dont on aurait pu tirer plus qu’un avantageux parti.
C’est comme avoir devant soi la personne qui fait preuve sans cesse
de son amour pour nous, et à qui en retour nous,
perfides trous noirs d’anamnésie, faisons à peine attention.
Si se souvenir est propice, c’est souvent douloureux.
Si le contraire est parfois plus simple, c’est les autres qui sont atteints.
Par où commencer? Par moi ou par autrui?
N’avez-vous jamais souhaité vous réveiller un matin
en n’étant pas capable de réaliser
que vous venez de renaître dans l’esprit d’un oligophrène?

(adoration) 

Mais quel terrible gouffre s’étend là devant mon coeur,
séparant ma folie de ta belle idée du bonheur!
Je ne sais comment dire je t’aime sans me tuer,
mon amour, ce serait la fin de notre amitié.

Ma tête est torturée par mille épines de mon sang,
car en moi passion et raison guerroient depuis longtemps,
et ces mots qui ne viennent que de mon âme profonde
s’arrêtent dans ma bouche quand nos beaux regards retombent.

Quand tu es méchante et cruelle je ne fais que larmoyer,
tu m’en veux si ta peau hâlée ma tendresse a tenté.
Comme un enfant tu joues avec tous mes états, mes mois
ne sont que marionnettes qui n’écoutent que ta voix.

Ton corps n’est pas parfait mais je l’admire comme de l’or,
tes mains de me toucher deviennent la soie de l’aurore,
quels yeux félins me blessent je ne peux les caresser!
et tes lèvres souriant sont l’arme qui peut m’achever.

Tu crois que Dieu t’empêche de rester à mes côtés,
quelle divinité a droit d’opposer mon aimée
aux couleurs partagées, aux douces langues échangées?
L’amour se veut d’être maître des pensées effrénées.

Des fils des filles t’attendent et tu en seras l’origine.
La nature a durci ton jugement, oui, mais devine
que tes câlins seront toujours plus chauds que le duvet
que ton amour de mère est ton plus ferme bouclier.

Je t’aime tellement que je veux faire un pas risqué
pour glisser dans ce colossal précipice à mes pieds.
Mais mon ample respect pour toi ne te veux pas meutrière,
sois heureuse, je t’aimerai de loin, dans mes prières.

The journey of your soul has led mine to tears
Your brain is so smart but so blind your heart
That you are everything I love and I fear.

 

Il arrive des fois, c’est rare, mais ça arrive
que l’on vexe quelqu’un, qu’on le blesse
à plusieurs reprises
et qu’on ne s’en rende pas compte.
Généralement, c’est parce-qu’on ne connaît pas bien
l’autre personne,
qu’on ne l’aime pas vraiment, même si
on le prétend,
ou bien que notre coeur soit encore un enfant
cruel et pervers, avide des durs coups
qui tuent notre innocence,
et qui nous font mûrir.
Cela peut même arriver à des personnes possédant une capacité
de raisonnement
bien supérieure à la moyenne.
Malheureusement, leur coeur a compensé cet atout
par leur manque d’intelligence émotionnelle.
Faut-il encore qu’elles découvrent
qu’elles risquent la solitude, si elles ne sont
pas seules déjà,
que la fierté sur laquelle elles reposent
leurs postulats et leurs ambitions
n’est qu’un château de cartes?
Je les plains.
Je voudrais être leur ami, mais je sais
qu’elles me feraient souffrir. Atrocément.
Je l’ai déjà fait.
J’en ai souffert.
Et atrocément, j’en souffre encore.
Mais j’ai l’espoir qu’un jour elles comprendront
qu’elles ont mérité mon amitié. Et qu’elles
me respecteront.
M’aimeront, peut-être.

Sinon, à quoi bon vivre.
Si on ne vit que pour les gens qui sont déjà heureux.

« Articles plus récents