(automne)

Les arbres rouges sont
la menstruation de la vie,
l’amorce de tout coeur brisé
qui naît des heures pourri.
Leurs feuilles tombent jusqu’au soir
criant le rêve d’angoisse
les yeux noyés dans les mains
une autre me touche et me froisse.
Il faut oublier il faut oublier
mémoire étranglée du rire
la mort a fait son effet
avant de gueuler je veux vivre.
Le long du trottoir effilé
je tente la séparation,
dans le froid de la saison
me vient un mot de pardon.
Les arbres rouges sont
le mensonge et la cautèle,
la pierre angulaire broyée,
la passion dans la mollesse.

Nouveau poème :
Arte y Pico 06/02/2008 - Créé par