(orientation)
Ce n’est qu’à l’équateur des soirs des palmeraies
que le métissage de l’eau et la chaussée
soulève les minutes du naturel glacé.
Rien n’est trascendant,
pas même la rime des instants,
ni la trace des semelles usées de la réflexion.
J’ai redécouvert le sirop ambré
où la musique me retrouve nouveau-né,
mais il ne reste plus grand monde,
et l’accent s’est perdu.
Le parfum des plantes savourées marque le chemin
quasiment désert, inutilement nu
dans ce moment,
j’attends.
Je revis l’acritude mimée d’un pays lointain
où les mots ont cessé de pousser.
Ne pense pas, avant de rentrer
ne pense plus.
Ce voyage signifie la nuit que j’ai bousculé.
Rien ne m’attire une fois revêtu.

Nouveau poème :
Arte y Pico 06/02/2008 - Créé par