(râle)
Hors de ma demeure, vos pieds
tous les fumiers du monde
la racaille, les parasites
toutes vos dents et vos ombres.
Vous empestez l’existence
de votre orgueil, votre crâner
de vos chaînes invisibles
de croire que vous croyez vrai.
Or rien n’est plus feint sur le globe
mythomanes, pervertis
personne n’est à convaincre
ne saôulent que vous, ces cris.
Mendiants ou gaupes chétives
pas besoin de faire le trottoir
cela se porte dans l’âme
les malfaits vos tripes laissent voir!
Que reste à faire pour vous?
Souffrant d’acharnement, arrivés à bout
quand la terre vous appartiendra
l’homme aura cédé sa place au rat.
Mais la violence se retourne
comme l’idole qui rend esclave
contre celui qui l’adore
abattant ceux qui l’acclament.

«La violence est le dernier recours de l’incompétent.»
Isaac Asimov

Nouveau poème :
Arte y Pico 06/02/2008 - Créé par
Bien vu, bien senti et bien dit!!!!
Hors propos : Poncho, la photo d’en haut, c’est pris où? Irlande???
Et celle que tu avais avant???? Elle était jolie, aussi…
Oui… ce poème a quelque temps déjà. C’était la façon que j’avais eu, par écrit, de cracher sur cette aberration qui est la violence gratuite, en pleine renaissance actuellement grâce aux actions des jeunes d’idéologie radicale ou issus de cette génération qui s’en prend même aux parents, et qui trouve un plaisir morbide dans le sentiment d’horreur qu’ils provoquent chez autrui.
Par rapport à la photo, la précédente, qui faisait partie de la conception originale de la présentation du blog, était en effet plus poétique. Mais celle-ci je l’aime bien parce qu’elle reflète mieux l’esprit de ce blog. À vous de faire le lien! C’est une vue du sentier qui traverse le parc naturel de Arribes del Duero, à Salamanque.