
La tristesse habite en nous tous.
Même si elle est endormie.
Je ne peux écrire que si je la réveille.
Je ne peux jouer de la musique sans la cacher.
Mon écriture n’est pas torturée, c’est ma pensée.
Ma bouche ne se réjouit pas, c’est mon esprit.
Rire jusqu’au larmes si mon coeur pleure,
aux éclats si mon corps explose de bonheur :
les deux chaussures à mes pieds.
S’effondrer par les mots qui se heurtent au blanc,
s’envoler sur les notes qui brillent un instant :
les deux gants sur mes mains.
La gaieté naît du chagrin,
l’humour de cette connaissance.
On ne peut aprécier la beauté d’une seconde
sans avoir vécu une minute d’abjection.

Nouveau poème :
Arte y Pico 06/02/2008 - Créé par